Tai Ji Quan et Ji Qong

Cours de Tai Ji Quan Les séances d'une durée d'1h15 comprennent deux parties :




Définition et historique du Tai Ji Quan

Le mot " Tai Ji " signifie " faîte suprême ", alors que " Quan " signifie le poing.
Ce mot synthétise donc le fait que cette pratique se réalise avec les poings (ce qui la met dans les Arts Martiaux) et permet d'atteindre un sommet, une élévation.

Il est constitué d'une série de mouvements appelés postures, qui ressemblent à des mouvements de combat au ralenti. C'est dans l'action lente que l'on peut s'y détendre.

Le Tai Ji Quan a ses origines dans les rites chamaniques très anciens.
Il fut repris par les moines taoïstes puis transformé par des maîtres qui l'ont transmis de génération en génération à partir du XVIIème siècle.
Les techniques taoistes influencèrent les méthodes de combat en y amenant un style plus intérieur (nei chia).
A cette époque, il a donc existé deux systèmes, l'un "interne", l'autre "externe"; l'un caractérisé par la détente et la douceur, l'autre par la puissance manifestée extérieurement. Ces deux aspects sont bien-sûr complémentaires.
Le Tai Ji Quan tel que nous le connaissons aujourd'hui en Occident fait partie du système interne.

Pour les Taoistes, le corps était une référence primordiale.
Ils considéraient que la pensée pouvait apaiser en partie les angoisses existentielles mais que le travail corporel était beaucoup plus efficace.
Les moines se livraient ainsi à un exercice corporel quotidien et suivaient des règles strictes pour leur alimentation, sexualité, régularité et répétition des mouvements etc.. Ils accordaient également une grande importance à la nature.

Il n'est pas facile de tracer l'historique du Tai Ji Quan parce que les textes ne mentionnent pas les mêmes faits aux mêmes dates.
Les premiers écrits réalisés par des maîtres de Tai Ji Quan datent du XIXème siècle.
Certains disent que c'est parmi les paysans chinois de cette époque que sont nées les formes actuelles de Tai Ji quan.
Ils pratiquaient pour apprendre à se défendre contre les pillards. Ils ont mis au point des techniques de Chi afin d'être plus efficaces dans le combat.


Ecoles de départ en Chine :
Au début du XXème siècle, le Tai Ji quan se répand avec Mao Zedong.
On y met davantage l'accent sur l'aspect santé en abandonnant un peu le côté spirituel.
Lors de la révolution culturelle, il sera interdit.
Ensuite, il devient pratiquement obligatoire en Chine et va se répandre un peu partout dans le monde.
Il existe des pratiques à 2 ou en solo.
C'est cette dernière que l'on trouve dans le centre Aroha.


Objectifs et effets d'une pratique de Tai Ji Quan

A chacun de puiser dans le Taï Chi ce qui lui convient : un exercicede gymnastique, une technique de santé, une modification de ses réactions émotionnelles, une voie vers l'éveil.

Comme gymnastique la pratique vise à assouplir certains muscles, à en renforcer d'autres, augmenter l'amplitude respiratoire, améliorer l'équilibre, lâcher les tensions, favoriser une meilleure santé, soulager certains maux de dos etc.

Sur le plan psychologique, il peut aider à lâcher de plus en plus ce que les Chinois appellent "le singe fou".
Il s'agit de calmer peu à peu les pensées qui viennent tourner sans cesse, que ce soit celles qui nous emprisonnent dans des émotions trop importantes parce qu'entachées par notre passé, ou alors celles qui nous font anticiper sur l'avenir sans nous laisser de répit.
Deux exemples : je peux être en colère contre quelqu'un ou m'en méfier parce que je lui attribue des intentions néfastes à mon égard, alors qu'objectivement rien ne permet de le prouver.
Mais c'est mon histoire personnelle, mon passé qui me fait voir les choses de cette manière.
Le Taï Ji Quan peut aider dans ce cas à ramener toute l'attention sur une perception actuelle (ici et maintenant): le corps, la circulation d'énergie, la respiration, le Tan Tien, ce qui permettra de ne plus avoir peur ou ressentir de la colère.

Autre exemple : toutes les fois où j'ai du mal à me concentrer sur le présent parce que je pense trop à ce qu'il y a à réaliser tout à l'heure, ou demain, ou la semaine prochaine etc .ou encore à un examen à présenter, une entrevue, une vente de maison etc.
Dans ce cas également, le Taï Chi va ramener toute mon attention sur ce qui se passe ici et maintenant dans mon être physique.
Cela contribuera à diminuer le stress pour la situation future …qui tout compte fait se déroulera peut-être très bien.

Pour d'autres, le Tai Ji Quan va les aider à lâcher certains éléments inadéquats dans leur structure corporelle (inadéquats dans le sens que l'énergie ne peut circuler de manière fluide partout dans le corps).
Par exemple, quelqu'un d'hypotonique, épaules rentrées, tête en avant, toujours fatigué, ou qui a souvent froid pourra, grâce au Taï Ji Quan, percevoir son axe vertical, l'appui de ses pieds sur le sol, la force de ses jambes et de son Tan Tien, ce qui va l'amener à s'affirmer et à se redresser.
Un travail du centre permettra de percevoir quelque chose de "plein" à l'intérieur, ce qui peut diminuer la sensation de manque ou de vide que peut avoir cette personne.
Par les techniques de circulation d'énergie (le Chi), il va retrouver son dynamisme et aura plus chaud.

Si la personne au contraire est trop tonique, excitée, avec le haut du torse bombé, les épaules en arrière, le diaphragme tendu, le dos contracté, il trouvera dans le Taï Chi un moyen de lâcher le contrôle grâce à la perception de sa force intérieure et profonde.
Il n'aura plus besoin de se tendre pour se sentir à la hauteur, ou prouver quoi que ce soit, il sera moins dans la compétition.

S'il s'agit de quelqu'un avec les épaules levées en permanence, dont le centre de gravité est haut, qui donne l'impression de marcher sur des échasses ou sur la pointe des pieds, il peut trouver dans le Taï Chi une sécurité de base dans les jambes et les pieds, dans le Tan Tien.
De plus, la perception de plus en plus nette de ses articulations solides, du fait que toutes les parties de son corps sont bien reliées entre elles, que chaque mouvement partant d'un pied se transmet dans la jambe puis dans le bassin, puis remonte vers l'épaule et le bras par exemple, cette perception va l'aider à rassembler en quelque sorte ses parties et diminuer certaines angoisses.

S'il s'agit de quelqu'un de très gros, obèse peut-être, le Taï Chi pourra l'aider également dans la perception de plus en plus nette de ses limites corporelles, dans l'impression d'être rempli et sécurisé de l'intérieur, dans son affirmation.
Il lâchera peu à peu ses tensions de la base de la nuque, libéré de ses anciennes souffrances, et de plus en plus conscient de sa juste valeur.

Chaque personne étant unique, il est important que l'enseignant pointe davantage ce qu'il y a à travailler ou à percevoir chez l'un ou chez l'autre afin d'accélérer le processus.
Attention, il ne s'agit pas de critiquer, de juger certains aspects.
La démarche va dans un seul sens : améliorer le passage, la circulation de l'énergie dans le corps tout en favorisant l'ouverture à l'environnement, donc augmenter la joie de vivre.

Sur le plan plus spirituel, le Tai Ji Quan permet la recherche d'équilibre Yin -Yang, le lien entre les différents centres, les techniques avancées de Chi, le travail sur le regard, la perception de l'énergie au-delà de l'enveloppe corporelle, l'abandon de l' "ego" et du "mental", tous ces outils qui peuvent être utilisés en vue d'un chemin vers l'"être essentiel", "le Tout", la perception de l'énergie universelle, la Vie,…..l'Amour. (signification du mot Aroha).
Cette partie du Taï Chi n'est envisageable que pour celui qui choisit de pratiquer assidûment et quotidiennement, qui fait de sa pratique une voie.


Quelques principes de base pour pratiquer le Tai Ji Quan

Afin que le Tai Chi ne soit pas un moyen de plus pour renforcer le Moi, il est important de respecter certains principes :

AROHA asbl

Rue Hergé, 72 (samedi)
1341 Céroux-Mousty
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Centre sportif de Rixensart (vendredi à 10h30)
Avenue Clermont Tonnerre, 26a
1330 Rixensart
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Tél.: 02/652.18.18 - 010/61.24.94
GSM : 0478/80.22.29
Email : Aroha@swing.be